Propriété sur laquelle s'appuie la datation au carbone 14
Voici une question que certains se sont peut-être déjà posée: sur quelle propriété s'appuie la datation des objets anciens au carbone 14? Réponse donnée par Jean-Jacques Hublin, Professeur au Max Planck Institut for Evolutionary Anthropology et au Collège de France.
Émoticônes
fr.piliapp.com/twitter-symbols…
Applications Friendica pour les smartphones
friendi.ca/resources/mobile-cl…
Pyrite arc-en-ciel avec quartz sur matrice
Pyrite arc-en-ciel avec quartz sur matrice, provenant du Kalimantan occidental (Indonésie). 🤩
Vidéo : ColoradoGemWorks
Alexander Walker
Extrait du film "Un de la légion" de Christian-Jaque avec Fernandel (1936) 🤭
Départ de X/Twitter
Quel soulagement et quelle paix d'avoir quitter X/Twitter! Je n'ai plus la télé et la radio depuis 14 ans et des comptes nous passaient des extraits d'émissions pourries, comme celle de Pascal Praud. Ils protestent, mais ils regardent et veulent que l'on regarde avec eux pour protester avec eux. Quel temps perdu et quels attachements toxiques totalement inutiles et improductifs pour changer la société. Ces gens sont incapables de couper leur poste. On leur dit, mais ils continuent. Nos médias et nos gros réseaux sociaux sont devenus gravement toxiques et addictifs. Il faut les bannir.
Je connais Friendica depuis quelques années. J'y suis resté des mois comptant jusqu'à plus de 40 abonnés (ce qui est très satisfaisant et honnête). Puis, je suis retourné dans le cloaque Twitter. J'y ai fait la connaissance d'une grande amie qui est une bien belle personne. C'est un coup de chance inouï dans ce bourbier, mais Twitter m'a intoxiqué insidieusement, petit à petit et cela a empiré avec les actualités brûlantes. Les algorithmes de X ne favorisent pas les meilleurs contenus.
Je me rappelle de la réflexion de Jean-Marc Terrel, auteur de plusieurs livrets sur le développement personnel et professionnel, sur les réseaux sociaux. Je partage beaucoup de ce qu'il a écrit (en dehors du développement professionnel):
Les réseaux sociaux
Une fois de plus, je m’interroge sur la pertinence de rester présent dans ce dépotoir que sont devenus les réseaux sociaux.
Est-il vraiment cohérent, pour quelqu’un qui cherche à incarner et à transmettre la pleine conscience, de continuer à nourrir ces ogres algorithmiques qui n’ont que faire des êtres humains et ne s’intéressent qu’au contenu que nous livrons à leur appétit insatiable ? Un contenu qui, ironie cruelle, ne sera montré qu’à une infime partie des personnes qui ont pourtant choisi de me suivre ou de rejoindre mon groupe Facebook.
Mais l’économie de l’attention ne fonctionne pas à l’échelle humaine. Elle se moque éperdument des heures passées à penser un texte, à écrire, à filmer, à monter, à chercher le mot juste. Ce qui compte, ce sont les données récoltées et l’argent généré en vendant aux annonceurs la possibilité de placer leurs produits au moment jugé optimal, sur la base de comportements analysés, prédits, exploités.
Je passe ma vie à parler d’attention, de présence, de conscience. Et je le fais sur des plateformes dont le modèle économique repose précisément sur la captation, la fragmentation et la marchandisation de cette même attention. Voilà la contradiction centrale. Les réseaux sociaux ne sont pas des espaces neutres. Ils sont conçus pour interrompre, détourner, accélérer, provoquer des micro-chocs émotionnels répétés afin de maintenir l’utilisateur captif. Ils volent sciemment du temps de présence à soi, aux autres, au réel. Et pourtant, j’y écris. J’y publie. J’y enseigne. J’y transmets. Et cette tension m’habite de plus en plus.
Comme les lotus qui poussent dans la boue, il arrive que de magnifiques publications émergent malgré tout de ce cloaque numérique. Des comptes que j’ai consciemment choisi de suivre parce qu’ils éveillent quelque chose en moi, m’élèvent, m’instruisent, me nourrissent. Mais à quel prix ? Après quinze minutes passées sur les réseaux sociaux, je me sens de plus en plus souvent sale, poisseux, intérieurement encombré. Comme si quelque chose en moi avait été grignoté, dispersé, éparpillé.
Publicités sponsorisées tous les cinq posts - que j’utilise moi-même, je le reconnais, pour tenter de faire entendre ma voix dans ce brouhaha - fake news, « merdias » détenus par des milliardaires cherchant à façonner l’opinion, images et vidéos générées par l’IA jouant sur la corde émotionnelle pour récolter des likes et quelques centimes, titres racoleurs de médias autrefois respectés publiant désormais du vide, ironie et sarcasme élevés au rang de vertus, posts alarmistes sur absolument tous les sujets, experts autoproclamés cachés derrière des pseudonymes sans visage ni histoire, commentaires agressifs, malveillants, déplacés, sur les sujets les plus anodins comme les plus graves…
Tout cela crée un climat intérieur. Et ce climat est incompatible avec la qualité de présence que je cherche à cultiver et à transmettre.
Il y a quelques mois, j’ai relancé un énième groupe Facebook. J’en ai déjà accompagné deux jusqu’à 20 000 et 40 000 membres. Et à chaque fois, le même scénario : très vite, le désert. Les gens s’inscrivent enthousiastes, acceptent les règles, commentent une ou deux fois… puis disparaissent. L’immense majorité devient invisible.
On appelle cela des « lurkers ». Ce phénomène est d’ailleurs largement documenté : selon la règle 90-9-1 mise en évidence par le Nielsen Norman Group, 90 % des membres d’une communauté observent sans jamais intervenir, 9 % participent de temps en temps, et seulement 1 % sont réellement actifs. Robert Blair Nonnecke parle, lui, de 50 à 90 % de lurkers selon les contextes. Même Facebook reconnaît qu’environ un utilisateur sur cinq adopte un comportement majoritairement passif.
Et je le précise ici sans détour : moi aussi, je suis lurker dans certains groupes et auprès de certains comptes que je suis. Je lis, je m’inspire, je prends, sans toujours laisser de trace.
Il ne s’agit donc pas de juger, mais de regarder la réalité en face.
Imaginons que je sois cuisinier. Cuisiner pour des fantômes, c’est passer du temps à préparer des plats avec soin pour des convives qui mangent en silence, sans jamais dire « merci », « j’ai aimé », ni rien du tout. Et puis, le jour où vous annoncez que vous songez à fermer le restaurant, certains surgissent soudain : « Mais moi je suis là, je consomme, j’aime tes plats, même si je ne te l’ai jamais dit. S’il te plaît, continue. » Si tu te reconnais, sache que je ne t’en veux pas. Vraiment. Les réseaux sociaux ont façonné des comportements où l’absence de réponse est devenue la norme. Quitter ce restaurant-dépotoir est difficile pour tout le monde.
Je dois aussi reconnaître ma propre peur. Les réseaux sociaux, Facebook en particulier, m’ont fait connaître. Ils ont permis à mon activité professionnelle d’exister et de se développer depuis près de quinze ans — moyennant, il faut le dire, des milliers d’euros investis en publicité. Si je pars, est-ce que j’existerai encore ? Devrai-je quitter Facebook pour ne rester que sur Instagram, qui semble — pour l’instant — un peu moins gangrené ? Investir davantage YouTube, que j’ai très peu utilisé ces dix dernières années ? La question revient sans cesse.
Je n’ai pas encore trouvé d’espace virtuel capable de permettre la création de liens aussi profonds, aussi humains, aussi conscients, avec des personnes pour qui mes contributions - et désormais celles de Jacqueline - ont été et sont encore de véritables lotus au milieu de cette boue numérique.
Je reçois régulièrement des messages de personnes que je ne connais pas, parfois des années après une publication, qui m’écrivent soudain pour me dire : « merci pour tes posts humoristiques », ou « ce texte m’a aidé à traverser l’une des périodes les plus sombres de mon existence ».
Ce sont ces messages-là qui me font hésiter à partir. Parce qu’ils me rappellent que, malgré tout, certains contenus tombent au bon endroit, au bon moment, et deviennent des appuis silencieux pour d’autres.
En même temps, je me pose cette question essentielle : qui suis-je pour croire que, sans moi, ces personnes n’auraient pas trouvé d’autres lotus ? Même si ce que je suis est irremplaçable, ce que je fais, lui, est profondément remplaçable. Et cette pensée me libère autant qu’elle me trouble.
Mais après avoir été banni sans raison en octobre, perdant l’accès à des années de contenus partagés, mon désir de trouver une alternative devient de plus en plus pressant. Car enseigner la pleine conscience tout en acceptant un système qui organise la distraction permanente pose une question éthique à laquelle je ne peux plus faire semblant de ne pas répondre.
Et je sens que le temps approche où il me faudra choisir : continuer à nourrir la machine… ou inventer autre chose.
Il fallait que ce soit dit.
Jean-Marc Terrel
Référence aux balises BBCode de Friendica
Pour vous aider à mettre en forme un texte que vous écrivez dans vos messages sous Friendica:
La Spirée de Van Houtte (Spiraea × vanhouttei)
La Spirée de Van Houtte (Spiraea x vanhouttei) est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Rosaceae. C'est un arbuste à feuilles caduques hybride de Spiraea cantoniensis et de Spiraea trilobata.
Les fleurs apparaissent fin juin. Elles sont regroupées en denses demi-parapluies (ou « bouquets », d'où le nom) à l'angle de chaque feuille. Chaque fleur est blanche et très parfumée. Les fruits sont des capsules brunes et sèches, mais stériles.
Photo prise le 9 avril 2026:
L'Arbre de Judée (Cercis siliquastrum)
L'Arbre de Judée, ou Gainier silicastre, aussi appelé arbre de Jérusalem ou Jérusalem en Nouvelle-Calédonie (Cercis siliquastrum), est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae, sous-famille des Caesalpinioideae et du genre Cercis. C'est un arbre originaire du sud de l'Europe et de l'ouest de l'Asie. Son feuillage est caduc.
Selon une légende, c'est à cet arbre que Judas se serait pendu après avoir trahi Jésus Christ. L'origine de cette légende n'est pas connue mais est peut-être due à la forme de ses feuilles, rondes et plates comme des monnaies, ou bien aux gousses noires qui pendent des rameaux en automne. En fait, c'est surtout qu'après que Judas s'y soit pendu, l'arbre se serait mis à fleurir, sa floraison se faisant autour de Pâques; les fidèles y virent un signe miraculeux.
Les fleurs rose pourpre vif apparaissent en avril-mai avant les feuilles. Elles sont sessiles en faisceaux groupés sur les rameaux et même sur le tronc (comme sur la photo).
Le fruit est une gousse aplatie, fruit caractéristique des légumineuses. Cette gousse contient une dizaine de graines à dissémination barochore très appréciées notamment par la mésange bleue et la mésange charbonnière.
C'est un arbre cauliflore planté dans les jardins pour l'ornement.
«Les boutons floraux, les fleurs et les jeunes fruits encore tendres peuvent être consommés crus en salade. Leur saveur est agréablement acidulée. C'est surtout en Grèce et en Turquie qu'ils sont utilisés. On a également conservé les boutons floraux dans le vinaigre et fait des beignets avec les fleurs». François Couplan, Le régal végétal. Plantes sauvages comestibles, éditions Ellebore, 2009, p. 206.
Dans le calendrier républicain, le Gainier est le nom attribué au 21e jour du mois de germinal, c'est-à-dire généralement au 10 avril du calendrier grégorien.
Cet arbre est mentionné dans la chanson de Georges Brassens Auprès de mon arbre: «J'ai maintenant des frênes, des arbres de Judée, tous de bonne graine, de haute futaie.»
Photo prise le 10 avril 2026:
La Lunaire annuelle (Lunaria annua)
La Lunaire annuelle ou Monnaie-du-pape (Lunaria annua) est une espèce de plantes herbacées d'Europe de la famille des Brassicacées, annuelle ou bisannuelle, aux feuilles tomenteuses. Elle est parfois appelée Médaille de Judas ou Herbe aux écus.
Ses noms vernaculaires proviennent de la forme circulaire et translucide des fruits, comparables à des pièces de monnaie: Monnaie-du-pape, Médaille de Judas (allusion aux trente pièces d'argent que Judas a reçues pour trahir Jésus), Herbe aux écus.
Les feuilles, les fleurs et les fruits avant maturité sont comestibles crus ou cuits. Les très jeunes fruits peuvent être conservés par lacto-fermentation. Les racines et les graines, à la saveur piquante et amère, ont été utilisées comme épice en Europe. Les graines grillées permettent de préparer un bon thé.
En fleuristerie, on utilise la membrane centrale nacrée de la silique en bouquets secs, après la chute des valves ou après les avoir retirées.
Photo prise le 10 avril 2026:
J'avais prise en photo la plante en fleur le 18 mars 2026:
L'oxalis articulé (Oxalis articulata)
Oxalis articulata, l'oxalis articulé, est une plante herbacée du genre des Oxalis de la famille des Oxalidacées.
La floraison a lieu d'avril à juin.
L'oxalis articulé est originaire d'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). Il s'est naturalisé dans de nombreux pays : Açores, Turquie, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande, Royaume-Uni, France, Portugal, Espagne, Costa Rica, Panama.
Il s'est naturalisé dans le sud de la France, en Bretagne et dans le Sud-Ouest. Rare ailleurs.
Il pousse dans les friches ouvertes eutrophiles (sol à teneur excessive en substance nutritives).
Il est cultivé comme plante ornementale, dans les régions tempérées, mais elle pousse à l'état sauvage.
L’Oxalis articulata, riche en acide ascorbique, est consommée comme légume par les habitants du Jharkhand, en Inde. Il a été démontré que les extraits d’oxalate de ses feuilles possèdent des propriétés antifongiques.
Photo prise le 10 avril 2026:
L'Achillée millefeuille (Achillea millefolium)
L'Achillée millefeuille ou la Millefeuille (Achillea millefolium L.) est une espèce de plantes herbacées vivaces de la famille des Astéracées, cosmopolite dans l'hémisphère Nord. C'est une plante comestible dont on peut utiliser les feuilles (à goût astringent et à faible odeur camphrée) et l'une des plantes le plus couramment utilisées en médecine traditionnelle depuis plus de 3000 ans.
La plante possède plusieurs noms vernaculaires: herbe à dindes, herbes à dindons, persil à dinde, herbe aux charpentiers, herbe aux cochers, herbe aux militaires ou au soldat, herbe à la coupure ou saigne-nez. C'est l'une des herbes de la Saint-Jean, aussi dite herbe de Saint-Joseph et herbe des menuisiers, sourcils de Vénus.
La floraison a lieu de mai à octobre.
Cette espèce est cosmopolite dans l'hémisphère Nord. On la trouve en Eurasie et en Amérique du Nord.
Plante héliophile, elle tolère mal l'ombre. Elle pousse dans les zones à boisement peu dense (hêtraies-chênaies), sur les bords de route et les terrains vagues.
Cette plante a été trouvée dans une tombe néandertalienne découverte lors de fouilles archéologiques à Shanidar, en Irak. Les hommes de Néandertal semblaient avoir une pharmacie rudimentaire basée sur les plantes, et l'une des huit plantes identifiées au moyen des grains de pollen trouvés sur ce gisement était l'achillée. Une analyse d'ADN a confirmé la présence d'ADN de cette plante dans de la plaque dentaire néandertalienne.
Le Grec Dioscoride (Ier siècle) fut le premier à mentionner la millefeuille comme une plante incomparable pour traiter les plaies saignantes ainsi que les ulcères anciens ou récents.
Pline l'Ancien, naturaliste romain du Ier siècle, cite Achille, héros de la mythologie grecque, qui s'en servit avec de la rouille pour guérir la blessure de Télèphe. Au IVe siècle, le médecin bordelais Marcellus Empiricus devait reprendre cette thèse pour recommander la millefeuille contre les saignements.
Dans la culture et littérature perses, où le nom Bumadaran désigne plusieurs espèces du genre Achillea, ces espèces sont dites toniques, anti-inflammatoires, antispasmodiques, diaphorétiques, diurétiques et emménagogues, cicatrisantes et utilisées contre la pneumonie, des douleurs rhumatismales.
La plante est présente en Amérique du nord : au Nouveau-Mexique hispanophone, comme dans le sud du Colorado, l'espèce est nommée plumajillo (« petite plume ») et les Amérindiens, tout comme les premiers colons l'utilisaient pour son astringence favorisant la cicatrisation et l'anti-saignement.
Dioscoride préconisait les Achillea contre la dysenterie et de par le monde, plusieurs espèces d'Achilées ont été utilisées pour soigner le tractus gastrointestinal (peut-être parce qu'elles auraient aussi des propriétés antibactériennes).
Jusqu'au XIXe siècle, elle a notamment été utilisée pour accélérer la cicatrisation (dont gynécologique) et améliorer le système hépatobiliaire.
Durant la Première Guerre mondiale, elle faisait partie du «kit de première urgence» porté par chaque soldat qui pouvait soigner des blessures légères avec cette plante.
Elle a été utilisée pour la cicatrisation de plaies et saignements, contre les maux de tête, l'inflammation, certaines douleurs (analgésique), les flatulences et la dyspepsie, le diabète, ou comme cholagogue, antitumoral, antioxydant, antifongique, antiseptique et protecteur du foie (limitant les effets de la cirrhose); supposément en raison de ses teneurs en huiles essentielles (sesquiterpènes, composés phénoliques, etc.). On l'a aussi utilisée contre les maladies spasmodiques.
Photo prise le 22 mars 2026:
L'Euphorbe characias (Euphorbia characias L.)
L'Euphorbe characias ou Euphorbe des garrigues (Euphorbia characias L.) est une espèce de plantes de la famille des Euphorbiacées, originaire du pourtour méditerranéen.
Deux principales sous-espèces se trouvent dans différentes régions du bassin méditerranéen. Elles peuvent souvent s'hybrider entre elles :
- E. characias subsp. characias, du Portugal à la Crète
- E. characias subsp. wulfenii, du sud de la France à l'Anatolie.
Des variétés horticoles sont souvent utilisées pour l'ornement dans les jardins. De nombreux hybrides ont été obtenus par croisement avec Euphorbia amygdaloides. La célèbre paysagiste Gertrude Jekyll considérait cette euphorbe comme une de ses plantes favorites.
La floraison a lieu de mai à juillet. De grosses inflorescences (cyathes) jaune fluorescent apparaissent au sommet des tiges à la fin de l'hiver et restent en place tout le printemps. La plante est monoïque. Ces petites fleurs sont apétales (aux glandes à nectar brunes), et regroupées en imposantes cymes cylindriques. La pollinisation est assurée par les insectes (entomogame).
Les tiges contiennent un latex abondant qui s'écoule lorsqu'on les casse et dont il faut se protéger car il peut être irritant pour la peau et les muqueuses.
C'est une plante des garrigues méditerranéennes occidentales, que l'on rencontre dans les lieux rocailleux.
Photo prise le 8 avril 2026:
Dartly likes this.
La Cymbalaire des murs (Cymbalaria muralis)
La Cymbalaire des murs (Cymbalaria muralis), est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Scrofulariacées, selon la classification classique, ou des Plantaginacées, selon la classification phylogénétique. C'est une plante herbacée vivace, originaire du sud de l'Europe et d'Asie occidentale.
Elle tapisse fréquemment les vieux murs de touffes aux feuilles arrondies et luisantes et aux petites fleurs violettes à la gorge tachée de jaune. Elle peut densément recouvrir la surface qu’elle occupe sur une dizaine de centimètres d’épaisseur en se marcottant ou en se ressemant.
Le nom de genre Cymbalaria dérive du latin cymbalum «instrument de musique en forme de disque renflé au milieu» qui est devenu la cymbale. Du grec κύμβαλον – kumbalon, «cymbale». Le nom s’est appliqué à Umbilicus rupestris pour ses feuilles rondes et peltées. Par extension, on l’a appliqué à d’autres espèces aux feuilles arrondies et paraissant peltées, comme Cymbalaria muralis et plus tard à de nombreuses autres espèces, dont Veronica cymbalaria Bodard (1798).
L'épithète spécifique muralis vient du latin muralis, -is, -e, « de mur » dérivé de murus, «mur». Cet épithète fait référence à la paroi des vieux murs propice à l'accueil de cette espèce rupicole et explique ses noms vernaculaires (Lierre fleuri, Lierre des murs, Ruine de Rome).
Son appellation commune, «ruine de Rome», témoigne de son origine méditerranéenne. Son expansion dans de nombreuses régions françaises est liée à ses propriétés médicinales.
Elle permettrait de soigner la gale et le scorbut.
Photo prise le 8 avril 2026:
Dartly likes this.
La Chataire (Nepeta cataria)
La Cataire ou Chataire (Nepeta cataria) est une espèce de plantes à fleurs du genre Nepeta et de la famille des Lamiacées. C'est une plante herbacée originaire d'Eurasie. C'est une plante aromatique cultivée comme plante ornementale (ainsi que d’autres népétas), et comme plante médicinale. Elle contient une huile répulsive pour les insectes, ainsi que du menthol. Elle est réputée comme antispasmodique et antihystérique.
Cette espèce est aussi connue sous le nom imagé d'herbe-aux-chats ou de menthe des chats - que l’on retrouve dans d’autres langues comme en allemand Katzenminze, en anglais Catnip, en espagnol Menta de gato, en italien Erbagatta - référence à l'attrait qu'elle exerce sur 67% à 80% des chats. En effet, la cataire produit des effets exceptionnels sur les chats. Elle contient un produit chimique connu sous le nom de népétalactone; ce terpène est connu pour le déclenchement supposé des phéromones sexuelles dans le cerveau du chat. Il a été observé que des grands félins comme le tigre, le lion, le léopard, le jaguar, le serval, le lynx, le cougar y sont aussi sensibles. Selon une étude de 2021, cette attirance pourrait servir aux animaux à se protéger contre les moustiques.
La chataire est originaire des zones tempérées d'Europe et d'Asie, mais elle est aujourd’hui largement naturalisée et cultivée ailleurs.
Étant donné que Nepeta cataria favorise la transpiration lorsqu’elle est bue en infusion chaude, elle a été employée pour le traitement de l’énervement, des rhumes, des grippes, et des fièvres pendant le Moyen Âge. Elle a été également prescrite pour faciliter la digestion lors de flatulence, de diarrhée, ou de colique, de maladies d’enfance, mais aussi pour prévenir les fausses couches, les naissances prématurées, et les nausées matinales. Elle est également parfois employée comme lavement. Elle fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIe ou début du IXe siècle). Dans les années 1960 des rumeurs affirment que la cataire provoquerait, en fumant ses feuilles, des effets psychoactifs similaires à ceux du cannabis. Mais il semble qu'il s'agit d'une confusion commise par les chercheurs qui auraient confondu les deux plantes.
Le département de recherche de l’université d'État de l'Iowa a constaté que l’huile essentielle extraite à partir de Nepeta cataria, appelée « essence de népéta » et contenant de la népétalactone, s’est avérée être presque 10 fois plus efficace pour repousser les moustiques que le DEET (le nom d’un répulsif pour insectes de formule chimique N,N-diéthyl-meta-toluamide ou N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide). Cependant, l'essence de népéta est trop volatile pour être appliquée seule sur la peau. Il est nécessaire pour cela de la mélanger à des agents plus gras ou à des solvants qui permettent de la fixer durablement. L'essence de népéta est alors un répulsif efficace.
En 2021, une équipe de recherche japonaise a publié dans la revue Science Advances les résultats d'une étude selon laquelle le fait que les chats domestiques et autres félins se frottent contre la cataire (ainsi que l'Actinidia polygama) leur permettrait de se protéger des moustiques, ainsi repoussés par la népétalactone.
Photo prise le 22 mars 2026:
La Stellaire holostée (Stellaria holostea)
La Stellaire holostée (Stellaria holostea) est une plante herbacée vivace de la famille des Caryophyllacées. Elle pousse en forêt, lisières et sur les talus en Europe au printemps. Elle est aussi appelée Langue d'oiseau.
Le terme «holostée» veut dire «entièrement [constitué] d'os», en raison de la forme particulière des tiges, anguleuses, et renflées aux extrémités, ce qui les fait ressembler quelque peu à des os. Comme la tige est particulièrement cassante, la stellaire était autrefois préconisée dans le traitement des fractures, selon la théorie des signatures.
L'espèce porte plusieurs noms vernaculaires: craquet, collerette de la Vierge, épingles de la Vierge, faisceau de la Vierge ou herbe à la Sainte-Vierge en référence à ses fleurs blanches immaculées, gramen-fleuri, bec d'oiseau, langue d'oiseau, en référence à la forme allongée et aiguë de ses feuilles.
Les habitats types de cette plante qui pousse partiellement à l’ombre sur des sols riches en éléments nutritifs sont les ourlets externes acidophiles médioeuropéens (forêts claires de feuillus, forêts à essences mixtes, lisières, prairies, haies, taillis).
L'aire de répartition de cette chaméphyte, très commune en France (rare dans la région méditerranéenne), est européen méridional.
Comme la Stellaire intermédiaire, les jeunes pousses, feuilles et fleurs sont comestibles en salade (goût du petit pois), mais les organes végétatifs sont en général trop coriaces et filandreux avec l'âge, et il ne faut pas en abuser à cause de sa qualité légèrement laxative voire toxique.
Dans les pharmacopées traditionnelles en Europe, sa richesse en saponines et flavonoïdes fait qu'elle était employée comme la Stellaire intermédiaire (diurétique, troubles gastro-intestinaux), mais surtout, une fois écrasée, en applications externes, en particulier sur les furoncles et les anthrax.
Ses longues feuilles étroites et ses tiges grêles font songer à une Graminée, d'où son emploi jadis comme plante vivace ornementale des parcs et des rocailles.
Photo prise le 29 mars 2026:
La Ravenelle (Raphanus raphanistrum)
La Ravenelle, Radis ravenelle ou Radis sauvage (Raphanus raphanistrum), est une espèce de plantes annuelles communes de la famille des Brassicaceae.
Originaire d'Asie ou de Méditerranée selon les sources, ce radis a été introduit dans la plupart des régions du monde et est considéré comme une plante envahissante dans de nombreux pays comme l'Australie. Il se propage rapidement et on le trouve souvent au bord des routes ou dans des endroits où le sol a été perturbé.
e radis sauvage pousse comme une annuelle ou une bisannuelle avec d'attrayantes fleurs à quatre pétales de 15-20 mm de diamètre et de couleur variable, généralement du blanc au violet en passant par l'orange et le jaune, souvent avec un ombrage de couleur sur un seul pétale.
Il est résistant au gel qui ne fait qu'interrompre temporairement la floraison.
La floraison a lieu, dans l'hémisphère nord, de mai à septembre.
C'est une source importante de pollen et de nectar pour les pollinisateurs, en particulier les abeilles au début du printemps.
Différentes parties de la plante sont comestibles, les feuilles et les jeunes fruits peuvent être mangés crus, cuits ou en lacto-fermentation.
Cette plante peut être confondue avec la moutarde des champs. On peut les distinguer en comparant les pétales : chez la ravenelle, les nervures au niveau des pétales ont un aspect bleu-violet, ce qui n'est pas le cas chez la moutarde des champs.
Photo prise le 22 mars 2026:
Le Bec-de-grue à feuilles de ciguë (Erodium cicutarium)
Erodium cicutarium, communément appelée Bec-de-grue à feuilles de ciguë, Bec-de-grue commun, Érodium commun, Érodium à feuilles de ciguë ou Cicutaire est une plante herbacée annuelle ou bisannuelle de la famille des Géraniacées.
Le nom scientifique d’Erodium vient du grec erôdios, «héron», allusion à son fruit en forme de bec ressemblant à celui de cet échassier. Il serait donc plus logique d'appeler cette plante «bec-de-héron» et non «bec-de-grue». L'épithète cicutarium fait référence à ses feuilles ressemblant à celles de la cigüe.
Le bec-de-grue commun est une plante adventice, au sens agronomique du terme (c'est-à-dire une "mauvaise herbe"), mais aussi dans certains pays au sens botanique, c'est-à-dire qu'elle a été accidentellement introduite, comme en Amérique du Nord.
On la trouve dans de nombreux habitats différents, cultivés ou incultes, au sol de granulométrie variée, des zones désertiques jusqu'aux bords de rivière, mais généralement en terrain découvert et sur un sol drainé dont le pH est modéré. L'altitude maximale atteinte par cette espèce varie en fonction de la latitude, mais excède guère 2000 m.
Le bec-de-grue à feuilles de ciguë est cosmopolite, on trouve cette plante sur les 5 continents, entre les 70e degrés de latitude nord et sud, principalement dans les zones tempérées, mais aussi en zone chaude (centre du continent africain par exemple), froide (limite nord ou sud de son aire de répartition), voire semi-aride (déserts du sud-ouest américain). On peut ainsi la trouver en Eurasie, en Amérique du Nord et du Sud, dans la partie centre et sud de l'Afrique, en Australie et Tasmanie, et en Nouvelle-Zélande. Cette espèce a été accidentellement introduite en Amérique du Nord au début du XVIIIe siècle, sans doute par des explorateurs espagnols. Elle s'est aussi naturalisée en Amérique du Sud et en Océanie.
La période de floraison dépend de la localisation de la plante. Elle se situe, par exemple, entre avril et septembre en Europe tempérée et sur le littoral méditerranéen, et entre février et mai/juin dans le sud-ouest des États-Unis.
Cette espèce constitue une source de nourriture saisonnière pour les herbivores, qui peuvent consommer son feuillage ou ses graines. Chaque graine fournit près de 9 calories.
Cette plante a été utilisée comme plante médicinale. On lui attribuait des vertus hémostatiques et astringentes, ainsi qu'une capacité à agir sur la pression sanguine. Cette plante comestible a un goût qui rappelle celui du persil, en plus piquant, contrairement aux autres espèces d’érodium, généralement trop amères. Les amérindiens la consommaient crue ou cuite. Ses racines ont été consommées en Égypte.
Photo prise le 29 mars 2026:
Le lupin à feuilles étroites (Lupinus angustifolius)
Lupinus angustifolius, le lupin à feuilles étroites ou lupin bleu ou lupin réticulé, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae.
Dans sa région d'origine, Lupinus angustifolius pousse à l'état sauvage dans les champs au sol sablonneux. Il préfère les sols légèrement acides ou neutres, avec un bon drainage, riches en nutriments, en particulier en cobalt, en phosphore et en potassium. Il ne pousse pas bien en l'absence de températures modérées pendant la phase végétative et tolère bien le gel. Il a besoin d'une pluviométrie comprise entre 250 et 1 500 mm par an. Il se caractérise par un fort caractère rudéral et buissonnant et peut pousser dans les champs abandonnés, les friches ou les bords de route.
Il est cultivé dans le nord de l'Europe, ainsi qu'en Australie, en Tasmanie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud et aux États-Unis pour ses graines, dont le rendement varie entre 500 et 2500 kg/ha en fonction de la richesse du sol. En Espagne, on le trouve dans pratiquement toutes les provinces.
Conditions de culture:
- Lumière : il pousse en pleine lumière bien qu'il puisse tolérer l'ombre.
- Température : chaleur extrême. Zones chaudes.
- Continentalité : continentale. Tolère de grandes variations de température.
- Humidité : sols secs ; indicateur de sécheresse modérée.
- Acidité : sols acides (pH 3,5 - 5,5) ; indicateur d'acidité.
- Azote : sols pauvres en azote.
Le lupin bleu contient très peu d'alcaloïdes, le rendant ainsi propre à la consommation humaine.
Le fruit est conservé en saumure et consommé comme apéritif, principalement dans la région méditerranéenne. Il est riche en protéines et pauvre en lipides. Il est également utilisé dans l'alimentation animale, principalement comme supplément protéique dans l'alimentation animale. Il a un goût légèrement amer.
- Il est également utilisé dans l'ornementation pour sa belle fleur.
- En Argentine, dans la région de El Bolsón, cette espèce invasive couvre les environs de ses fleurs colorées. Elle pousse très facilement et ne nécessite pas de soins particuliers. Le climat et le sol de la région lui sont favorables et renforcent sa beauté.
- Le goût légèrement amer du lupin et sa richesse en fibres lui confèrent des propriétés antidiabétiques très intéressantes.
- Le lupin est idéal pour lutter contre la constipation grâce à sa teneur élevée en fibres.
- Il favorise la santé cardiovasculaire grâce à sa teneur en acides gras.
Il est aussi utilisé pour la préparation d'un lait végétal au goût neutre, ne présentant pas d'allergènes, et dont la culture est possible sous les latitudes européennes.
Lupinus angustifolius contient de la lupaïne, de la lupinine, de la lupinidine, des protéines, de l'huile, de la lécithine, des sels, de l'acide inositinexaphosphorique. Les graines sont utilisées comme anthelmintique, diurétique, dépuratif, emménagogue, pectoral, nutritif, hypo-glycémique et vermifuge. Les racines sont digestives.
En France, l'espèce est protégée en Auvergne, en Midi-Pyrénées, en Bretagne, dans le Centre et en Pays de la Loire.
Photo prise le 22 mars 2026:
La Petite Oseille (Rumex acetosella)
Rumex acetosella, la Petite Oseille, ou Vinette en français acadien et en poitevin, est une espèce de plantes herbacée de la famille des Polygonacées. Elle pousse dans les endroits rocailleux, en terrain acide.
Les fleurs sont rose. La floraison a lieu en mai-octobre. L'inflorescence est en glomérules. C'est une plante dioïque. La pollinisation est anémogame. Le fruit est un akène. La dissémination des graines est barochore.
L'habitat type est les pelouses vivaces des lithosols compacts (dalles) et mobiles (sables), médioeuropéennes à méditerranéennes, acidophiles. L'aire de répartition est cosmopolite.
Cette plante prolifère dans les bonnes terres argilo-calcaires. Métallophyte qui peut tolérer de hautes concentrations en fer, magnésium et manganèse, elle peut indiquer une déstructuration de l'humus par carence en matière organique animale ou par des fumures minérales, un sol à faible capacité de fixation.
Les jeunes feuilles peuvent se consommer crues, en salade, avec des crudités ou accompagner des sandwiches. Leurs goût est très apprécié dans les omelettes, les quiches ou tout autre plat à base d'œufs.
La petite oseille se marie parfaitement avec les poissons gras tels que la truite et le saumon.
C'est un classique de la cuisine poitevine : far à la vinette, pâté poitevin, farci poitevin, omelette à la vinette.
En infusion, elle possède des propriétés diurétiques, digestives et laxatives. En application externe, elle traiterait les infections buccales, les plaies et les furoncles.
Sa richesse en éléments minéraux (notamment fer potassium) et en vitamines A, B1 et C en fait un aliment très intéressant. Mais en raison de sa teneur en acide oxalique, cette plante demeure déconseillée aux personnes souffrant de calculs rénaux, de goutte, d'asthme ou d'hyperactivité gastrique.
Photo prise le 22 mars 2026:
La Spirée de Van Houtte (Spiraea × vanhouttei)
La Spirée de Van Houtte (Spiraea x vanhouttei) est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Rosaceae. C'est un arbuste à feuilles caduques hybride de Spiraea cantoniensis et de Spiraea trilobata.
Les fleurs apparaissent fin juin. Elles sont regroupées en denses demi-parapluies (ou « bouquets », d'où le nom) à l'angle de chaque feuille. Chaque fleur est blanche et très parfumée. Les fruits sont des capsules brunes et sèches, mais stériles.
Photo prise le 9 avril 2026:
Homo sapiens: l'espèce orpheline (7/9)
Je vous propose de suivre le septième cours donné par Jean-Jacques Hublin au Collège de France venant du cycle "Homo sapiens: l'espèce orpheline" et intitulé "Le peuplement de l'Australie".
Toujours aussi passionnant! 😊